Certains poussent le ballon un peu puis s'arrêtent presqu'aussitôt.
D'autres ne cessent jamais de courir pris en une frénésie que
n'explique peut-être pas le seul attrait du gain, ou ce qu'on dit
tel. D'autres encore font des manières: il conviendrait de calculer
chaque pas, à l'aune de leur effort considérable. Personne ne
s'entendant vraiment sur la mesure commune, cela génère des
complications en cascades. Est-ce le temps qu'il faut mesurer,
l'effort, la conviction, la compétence, quoi donc? Faut-il tenir
compte aussi du passé, de ce qui y a été dit fait? Comment être juste
face à cette foultitude de différences multiples qui de plus changent
sans cesse et en l'un et en l'autre, et de l'un à l'autre?
26 novembre 2007
essai
Jouer sur le même terrain
AMITIE
Le "Oh mes amis, il n'y a nul ami", de si loin prononcé (ne me demandez de faire l'universitaire, je n'en ai ni qualité reconnue ni émoluments, mais j'ai mes sources) illustre fort bien le paradoxe de ce mot si usité, en fin de lettre, ou de ce qu'il en reste, mails et autres texto, pas gênants au contraire, si tant est qu'il y ait là la même charge qu'autrefois, lorsque prenant sa plume, l'on pesait ses mots, dans la distance incommensurable qui séparait de l'autre, et le rendait paradoxalement si proche en ce désir porteur de tous les mots…
Amitiés de bazar, en longues listes, quand nul n'est là ou presque, en tous ces villages censés faire mieux que ces autres d'autrefois si délaissés. Amitiés pas chères, dont n'aurait sans doute même pas voulu Aristote, pour son premier niveau lié à l'intérêt. Amitiés qui pourtant suintent des bons mots de la fraternité kleenex, pour gens de bien si vite dispensés de la complication qui est de s'attarder un peu pour l'autre, de détourner son chemin. L'autre détournant le moi, sa superbe inconstance.
Que pourrons-nous faire de ce monde là avec ce si peu, qui tient lieu d'éthique. Une éthique sans pratique, une éthique déjà si esthétique, cette façon dont on se compte entre gens de bien, oubliant les détails, ces détails si insistants par où l'on voit ce qu'il y a ou pas, là…
Ainsi de cette façon qu'on a de ne vouloir que de ce qui va, obsession de winner, si fragile en fait. Ainsi de cette insuffisance si courante. Comment pourrions-nous faire croire à nos belles arcanes, si réalistes, comme la moindre anicroche que l'un ou l'autre rencontre, l'isole déjà, lui qui n'a pourtant la peste?
Aristote étage dans son Ethique à Nicomaque, trois niveaux d'amitié successifs, le terme englobant toute espèce de relation, des relations amoureuses les plus intimes aux relations politiques dans la cité ou entre cités. L'un, le plus courant s'établit par intérêt, le second a comme moteur le plaisir, le plus élevé en cette hiérarchie se développe par vertu. Du premier à celui-là, il y a évidemment toujours plus de rareté, nul d'expérience n'en disconviendrait. Mais cette éthique là, faîte de réciprocité effleure t-elle même l'éthique? Est-ce même décrire quelque éthique?
Car enfin si je n'agis, et dans le sans délai de l'être qui donne, ou plutôt qui s'abandonne en tant qu'être, (monade sans portes ni fenêtres si souvent), sans même avoir le temps de me poser la question de la réciprocité, quand y aurait il éthique, absolu souci de l'autre en autrui?
Je ne veux ici lisser les réflexions, et les laisse comme elles viennent ou reviennent, insistantes…
Amitiés de bazar, en longues listes, quand nul n'est là ou presque, en tous ces villages censés faire mieux que ces autres d'autrefois si délaissés. Amitiés pas chères, dont n'aurait sans doute même pas voulu Aristote, pour son premier niveau lié à l'intérêt. Amitiés qui pourtant suintent des bons mots de la fraternité kleenex, pour gens de bien si vite dispensés de la complication qui est de s'attarder un peu pour l'autre, de détourner son chemin. L'autre détournant le moi, sa superbe inconstance.
Que pourrons-nous faire de ce monde là avec ce si peu, qui tient lieu d'éthique. Une éthique sans pratique, une éthique déjà si esthétique, cette façon dont on se compte entre gens de bien, oubliant les détails, ces détails si insistants par où l'on voit ce qu'il y a ou pas, là…
Ainsi de cette façon qu'on a de ne vouloir que de ce qui va, obsession de winner, si fragile en fait. Ainsi de cette insuffisance si courante. Comment pourrions-nous faire croire à nos belles arcanes, si réalistes, comme la moindre anicroche que l'un ou l'autre rencontre, l'isole déjà, lui qui n'a pourtant la peste?
Aristote étage dans son Ethique à Nicomaque, trois niveaux d'amitié successifs, le terme englobant toute espèce de relation, des relations amoureuses les plus intimes aux relations politiques dans la cité ou entre cités. L'un, le plus courant s'établit par intérêt, le second a comme moteur le plaisir, le plus élevé en cette hiérarchie se développe par vertu. Du premier à celui-là, il y a évidemment toujours plus de rareté, nul d'expérience n'en disconviendrait. Mais cette éthique là, faîte de réciprocité effleure t-elle même l'éthique? Est-ce même décrire quelque éthique?
Car enfin si je n'agis, et dans le sans délai de l'être qui donne, ou plutôt qui s'abandonne en tant qu'être, (monade sans portes ni fenêtres si souvent), sans même avoir le temps de me poser la question de la réciprocité, quand y aurait il éthique, absolu souci de l'autre en autrui?
Je ne veux ici lisser les réflexions, et les laisse comme elles viennent ou reviennent, insistantes…
26 septembre 2007
Rentrons
Billet d'humeur (1) - série pamphlets et autres lignes…
Le pamphlétaire saisit, il ne ment pas en caricature tant qu'il met l'accent, lance la flèche.
De l'aurore au petit matin après une aube activiste, et avant la reprise tout au long du jour et des jours, pas de pb, juste que les imposteurs lachent prise et laissent faire, une exigence, un impératif, et on continuera à persifler…
Ces jours-ci, entre autres activités à flux tendu en bonne voie qu'il faut tenir tour à tour, comme se pose toujours la question, vais-je rentrer ou pas, vieille antienne… lassante à souhait quoique de connaissance ironique, ces jours-ci, je relance notamment le réseau de cours que j'ai conçu, suite logique d'une activité de prof itinérant et autres préceptions es qualités à défaut de perceptions notables. Tout du moins fluctuantes: on ne m'apprendra rien question flexibilité, traverses, et autres arrangements par lesquels le service se fait quelque peu sinécure. "C'est vrai quoi! Ils ont le savoir, ils voudraient pas l'argent en plus?!".
Pour le s'avoir je ne sais pas, mais l'autre ingrédient on a appris de si loin à le compter, qu'on a somme toute un bon rendement de l'investissement. Alors ça varie d'un mois à l'autre. Nombre d'universitaires, seraient bien en peine de fournir un tel rythme en souplesse et à propos, eux qui ergotent à vie, en bonheurs inégaux autour d'un champ labouré en tous ses grains. Modèle paysan qui a ses qualités comme ses impasses. L'homme du pré carré n'aime être dérangé, même lorsque son propos est révolutionnaire. Il enseigne la révolution, et même la libérale,-la seule qui ait été exclue tel le diable par sicko et con-sorts de notre petit jardin, patrie ingrate , mais se garde bien de la jouer. C'est qu'il y a des coups de froid, et on y perdrait l'univers, celui dont on est chargé de décrire un recoin. J'attends tout de même que les actes se mettent dans les pas des mots, je suis en droit au fond de l'attendre. Chiche, allons y. Ou si c'est à moi, alors ouvre les portes, allez ouvre, ouvre… tu ne fais que passer.
Le réseau, ça prend tournure et pourrait fournir l'ordinaire (vous savez, c'est surtout pour ceux qu'ignorent: quand l'étau comme dans la Colonie pénitentiaire se prend pour une machine à graver. Le desserrer, impératif catégorique. Quant à Kant, louable paix perpétuelle…), ç'est conçu, tangible, concret, jouable, mais… Bah on tiendra,
Mais…quand même faut expliquer le mais, qui rend incertains les mets espérés, et l'étendue qui va avec, où l'exigence de pensée trouverai mieux les compensations qui peuvent l'accompagner et même la relancer…
La société qui le porte, ce réseau (je perds pas le fil, je me balade, t'inquiète…) n'est pas mono-activité, ce qui fait que pour l'instant il n'est possible de déposer une demande d'agrément à la DDTE, ouvrant droit aux référencements et autres adoubements dont notre merveilleuse société française a le secret. Sans chiffre d'affaires préalable sur ce plan, difficile de se convaincre de créer une nouvelle société mono-activité pourvant demander l'agrément national prévu dans le dispositif CESU, enborlooriné. Car merveille des merveilles il faut alors prévoir de payer des charges, et sur ma présente société et sur la nouvelle rendue nécessaire par la bêtise législatrice de ces hommes à case encapuchonnés qui croient maîtriser l'infini. Que tu réussisses ou échoues, sûr que ça te coûtera deux fois plus cher. Et sans cet agrément, impossible de se faire référencer par le réseau d'acteurs surtout publics qui se sont greffés sur l'affaire, ou plutôt par dessus, dont La poste. Début du labyrinthe ici exposé.
L'accés aux professeurs présents sur la base CES-URSSAF était une fonctionnalité accessible simplement l'an passé. Trop simple, elle est à présent innaccessible sans numéro d'employeur à domicile. Pour une fois qu'il y avait un service du coté de l'urssaf…
Abrutissement français : le net est utilisé ici du coté du contrôle, pas de l'ouverture. La net administration, façon frenchie, c'est la reproduction en virtuel de la fringale paperassière, une vraie martingale!. C'est qu'il y en a tant à loger, et qu'en plus la jeunesse bien dressée à la pourponnière éternelle, en redemande, gourmande d'irresponsabilité. Ah notre bon vieux modèle: même engloutie la maison est française, déconne pas! Quelle allure! Du coté du Bench, on pourra tenter de refourguer virtuellement notre modéle éprouvé, ou "comment faire du réengineering à l'envers", en recasant le surnuméraire des départements informatiques universitaires. Et quelques autres égarés de bonne facture qui feraient mieux de dégager et de retrouver l'ambition.
La manie réglementaire. Ainsi ce qu'on veut organiser (et forcément cette manie pompe de l'impôt) du coté des services à la personne, certes un gisement d'emploi et y'a du champ vu le désastre. Mais pourquoi contrôler par des agréments le marché (on peut certes s'en passer, mais vu que ces agréments ouvrent la voie à des référencements, à moins d'un budget publicitaire colossal… l'Etat crée ici une entrave à la libre concurrence dont mon petit réseau indépendant patit à un endroit et un autre), si ce n'est encore une fois pour le réguler, et donc redistribuer la manne vers ce haut du panier qui par la fonction politique se joue sans risques les entrepreneurs de salon?
J'ai un député dans le coin qu'est comme ça: il a une longévité de châtelain, se dit libéral, m'enfin, et enfile les acronymes autour d'un pôle d'activités qu'il fait financer par la collectivité. Passé maître es conférences en la matière. Je ne doute de son intelligence et de sa compétence, certaines par ailleurs, juste il n'a à usurper en quelque sorte le titre d'entrepreneur qu'il n'est pas. Mais comme il gère le containement de cités brulantes générées par les mêmes politiques publiques démentielles, les notables lui font de la lèche.
Ah le mot de "notables", j'y reviendrai sur ce mot, un vrai casus belli! Le socialisme et ses variantes, meilleur rempart protectionniste des nantis, voilà l'affaire, et pour les autres, l'os à ronger de l'égalitarisme bellant et ses impasses dont on sait du haut qu'elles en sont de bien corsées, et la compassion VIP des people pour le bon peuple qui le mate derrière la lucarne, sans plus même d'idées parfois, rivés aux cases attribués dans "la classe" , à vie décidée. Mais si c'est l'ambiance, t'as qu'à voir! Sûr qu'alors, on finit par croire aux billevésées qu'on nous sert, si on n'a pas d'autres moyens, sons de cloche, si on reste entre blaireaux… Le bon prince rassure l'égo du franchouillard et écarte ces vilains petits canards qu'ont le toupet de claironner que le pays n'est guère en projet de paix perpétuelle…
On confie à des boites immenses ou à des acteurs institutionnels le soin de sélectionner en lousdé les acteurs de ce marché. Retour au fil. Ce n'est pas dit mais c'est ce qu'il faut comprendre. Démence du holisme, que le plan Borloo a réitérée. Pourquoi donc un délégué départemental aux services à la personne? Pourquoi même des DDTE, un ministère du travail, de l'emploi, tout le tintouin immense et nauséeux de l'Etat dévorant ? Et ces gens à statuts se jouant les statues et suçant le sel…
Si l'on jugeait aux résultats les administrations et leurs services, il y a longtemps qu'un grand nombre d'entre elles auraient disparu du paysage. Bon vent! Mais ne rêvons pas à la Don Quichotte, (quoique Cervantès inventa ici le roman moderne, plage contre nos excès, et l'illusion féroce de l'imbécilité paienne).
Il faudrait le dire, crever l'écran d'une voix urgente, mais hélas la plupart des impétrants soucieux d'apparaître en politique, d'où qu'ils viennent, caressent dans le sens du poil, cette géniale fonction publique et autres bons acteurs qui se servent dans nos poches pour le bien qu'ils nous veulent (volent) et dont ils sont seuls à connaître la recette. C'est que la famille est nombreuse et les prépas garnies des rejetons de la fonction. Je sais bien qu'il faudra habilement , comme on l'a fait partout ailleurs, racheter des droits, user si tant est qu'on s'engage vraiment dans une dynamique réelle de changement, de la carotte et du baton, mais de ce coté ci on a été tant carotté qu'il ne reste plus le plus souvent que l'autre ustensile à nos poussées d'adrénaline…
Pour le reste, on est pas des bêtes, et on veut bien accompagner le changement, on y a certaines lettres… qui s'apprennent sur les chemins de courtilière, les fils dans le brouillard où quand même tu avances, et ces "histoires d'hommes et de mélancolie". Alors celui qui s'est sécurisé, on ne peut lui en vouloir, lui qui d'aussi loin de sa lignée en pointillé, connut l'incertitude des disettes agrémentée des ponctions du lion qui ne laisse rien ou si peu. On veut juste lui dire qu'une nouvelle fois il s'est fait avoir, je reste poli, et qu'il aurait tout à gagner de choisir ses ennemis, tout du moins dans l'espoir qu'ils ne deviennent que ses adversaires, et rien à perdre d'une liberté qu'on lui a si chèrement décomptée. Mais pour cela, je regrette les minots, faut du verbe, pas de la mollesse consensuelle bien léchée, pas de la vitrine nickel chrome qu'on se demande si c'est de la vie ou quelque clônage qui tenterait de se faire passer comme telle.
Car ces génies de la bureaucratie… haut du panier nobiliaire d'état à l'abri des salons et des dorures parisiennes massivement diffusées, comme troupes roturières pléthoriques, ceux là ont déjà tout quand tu mesures l'étendue de la rapine par chez toi, par l'exercice d'un flux tendu où le fil est toujours plus ténu. Cet exercice funambule m'a tant appris qu'au fond, no problem, je vais plus vite que bien des empanachés de la diplomite aigue, autre caractéristique de notre poulailler. Mais ces tocards font tout ce qu'il convient pour que surtout tu ne passes pas trop vite, ou plutôt pas du tout. Enfin ils essayent, si tant est qu'ils se soient jamais rendu compte de ta présence, harassés par leur haute fonction au service de la machine à graver. Voient plus, peut être n'ont jamais vu aussi, les visages : rien à envier ici mais ils trompent beaucoup de leur "protégés" avec leurs simagrés. Quant à la subsidiarité, c'est un rêve que n'a jamais élu l'ile du coq.
Cette manie de l'espoir tient cependant l'esprit éveillé et combattif.On fait ce qu'on peut.
Mais revenons aux questions pratiques, celles où en d'autres mots je coltine et souvent abime mon quotidien, plus qu'il n'en faut.
Le système de services à la personne mis en place en France, imbrique tous les acteurs et limite leurs marges de manoeuvre et d'inventivité. Certes, au su de la pression fiscale, il est adapté, offrant maintenant en plus d'une déduction fiscale, un crédit d'impôt équivalent, mais pourquoi donc l'offre de services à la personne et pour ce qui m'occupe de formation aux particuliers, doit elle passer par cette imbrication. Une fiscalité non confiscatoire, à base d'un impôt à taux unique, associé à un impôt négatif ciblé, permettrait de dégager dans le budget des ménages, les sommes nécessaires à l'emploi d'un salarié à domicile. Une réduction draconienne des charges par la libre instauration d'un vrai marché de la santé, augmenterait encore le budget disponible, sans nulle disposition complexe. Soutenir la demande des moins fortunés pourrait faire partie alors d'une politique locale, choisie ou non. Et j'ai dans la besace nombre de solutions peu onéreuses.
Le système actuel rigide notamment dans sa définition de ce qui doit être considéré comme un emploi à domicile, soutient certes la demande, mais contraint l'offre à un formatage. En quoi, ici comme du reste en ce qui concerne la formation professionnelle, devons-nous préserver le système existant ?
Dans ce domaine comme ailleurs, il s'agit de changer de siècle et de paradigme, et de sortir la myriade "d'acteurs" publics des secteurs qu'ils ont investi et contrôlés dans la société civile. L'offre et sa diversité ne se développera qu'à condition de renvoyer l'Etat à un périmètre autrement décent. Quant à notre cher paradigme libéral, il faut pour en convaincre passer à tout autre chose que cette logique médiatique des passages de pommade et autres petits arrangements. Cette société reste infiniment guerrière, et la situation qui nous est faite s'y apparente trop souvent. La société des biens mis, sûre de son bon fait comme du temps des rois, c'est elle que nous devons aussi nous mettre en mesure de combattre. Pourquoi donc si peu de libéraux, alors que les comptes de tant et tant sont si remplis, si ce n'est que le traquenard étatico-socialiste, assure de son protectionnisme les rentes de situation de ces imbuvables "pousse toi de là que je m'y mette", si nombreux en ce pays meurtri.
Changer de paradigme, j'y reviendrai, c'est passer d'un modèle français, fermé, statique, contrôlé, et hyperhiérarchique au modèle mondialisé, ouvert, dynamique, confiant et en réseau interactif. Il reste certes en celui-ci de la hiérarchie, mais elle est mouvante, basée sur une économie des compétences elle même. Passer du cercle à la spirale.
Il a été souvent de bon ton, chez beaucoup infestés plus ou moins subrepticement par l'erreur marxiste, d'accuser les intermédiaires de tous les maux, et d'abord de ruiner les plus pauvres d'entre nous. Or en un marché conurrentiel, les intermédiaires sont eux-mêmes en concurrence, et leurs gains sont liés à de réels services rendus. La recherche de gains de productivité, c'est ce qui permet de répandre toujours plus un bien d'abord accessible à de rares quelques-uns.
Accusant les vilains capitalistes de prévarication, les bons socialistes et autres empapaoutés de cette déplorable erreur, se trompent en fait d'intermédiaires. Car il y en a bien qui se gavent de péages disposés aux détours des labyrinthes qu'ils imaginent: ce sont les hommes de l'Etat.
Le marché du service à la personne, n'a en fait nullement besoin de l'intervention de l'Etat pour se déployer. Or l'Etat par l'intermédiaire de l'octroi d'agréments, de réductions ou de déductions fiscales, de charges minorées (alors qu'il faudrait tout simplement laisser à chacun le libre choix de sa protection sociale, de son opérateur, avec les garde-fous, d'une obligation minimale d'assurance, et d'une non sélection des risques du coté des acteurs privés et publics de l'assurance santé), mais encore d'un systéme de référencement par des acteurs telle la poste, l'Etat entend contrôler ce marché en expansion et au foond en déterminer les contours.
Quand on sait, que des réseaux de cours, et autres acteurs de la formation, pourraient préfigurer une offre scolaire concurrente au monopole (qui de fait existe déjà potentiellement dans les faits puisqu'un cours particulier qui permet d'améliorer un niveuu ou un résultat entre en concurrence avec la production du cours étatisé), on mesure le souci protectionniste implicite de cet encadrement. Ce n'est pourtant nullement à l'Etat de déterminer quels sont ou seront les bons acteurs de ce marché, mais au jeu du marché, au jugement des clients. Quant à l'évaluation de ce marché, là encore, pourquoi placer des acteurs publics ou quasi-publics, subventionnés d'hier ou d'aujourd'hui, comptant dans leurs rangs de nombreux bataillons emmarxisés, juger des acteurs privés?
Je ne veux décrire ici le comment l'on pourrait booster le marché du service à la personne en libérant l'ingénierie de l'offre des pesanteurs et encadrements légaux, non plus que du comment l'on pourrait la libérer du traquenard des niches fiscales, mais là mon heure sera chère et j'aurai raison de l'adversaire.
Allez à quoi ça sert, va savoir? Quelque souffle entre deux courtils de la termitière, quelque ironie traversante, un appel, le non négociable d'un homme encore debout qui ne peut se faire à ce cloaque et aux progrès du mal qu'on y voit, l'espoir enfin tenace, constant, reprenant vie de tous les coups d'arrêt, le tissage inlassable des demeures et de l'avenir.
Il va falloir rentrer, dit Pollagoras, mais nulle part pour lui (ou pour nous déjà: c'est ce qui m'intéressa au plan éthique en ce texte aussi émouvant qu'important) où rentrer si ce n'est dans les larmes. La femme du banquier, toute de rose vêtue, instance programmatique pétrie de son importance à l'abri du réel, importance statutaire, ne pouvait comprendre ces mots de Michaux, ce qu'ils pointent du coté de la saison des pluies. Les uns et les autres, peut-on après tant d'arnaques encore faire société?
Certainement pas en cette partition effroyable entre les protégés et tous les autres de si loin malmenés. Alors certes le marché ne suffit pas à quelque perfection (la modestie du paradigme libéral est ici non point vide comme d'aucuns, grossiers, le prétendent, mais juste en cela qu'elle rend compte du possible, chacun mesure et nul ne peut anticiper toutes les actions humaines, outrepasser ce constat c'est abuser du possible), mais il régule bien mieux, offre sans cesse davantage, a plus de justesse si ce n'est alors de justice. Et pour le reste cela devrait concerner individuellement chacun de nous, et sans délégation aucune.
Enjamber, contourner, ou échanger, tendre la main, inventer, mettre dans le vent pour ceux qui texto oublient l'alphabet, ensemble mais tout autrement qu'autour de quelque figure tutélaire d'un homme introuvable.
Des hommes et femmes simplement, donnant, échangeant, partageant (ou comment revenir dans le jeu au plus vite, re-miser), et ne déléguant plus à tout va, au château et à ses faux réseaux à minotaure, ne déléguant aucunement le fondement de leur liberté, leur respons-habilité… En cela une éternelle utopie d'une toute autre exigence que l'indigence coupable qui plombe depuis trop longtemps notre temps par ici, même si nul angélisme ne me fera voir l'ailleurs comme sans nuage. En quelque sorte, il faut orienter le temps, mais cela ne peut se produire par quelque dressage platonicien, mais du fait du libre jeu des hommes entre eux. Chacun y a un rôle dynamique en une commune présence qui ne tourne jamais au veau d'or, et nul n'a science exacte pour assigner place à ce chacun.
Prodige des confiances, elles tracent un chemin, la main du nom, du de au deux.
Don, échange, partage… ce en ce rythme ternaire qui fait les élans et les douces saveurs matinales, et où le commerce est entre les hommes comme le liant infini de leurs différences, non point problèmes, mais potentiels, possibles, espérance, réelle intelligence.
PS: Je ferai plus court, promis, allez mes lecteurs anonymes, y'a des commentaires, faisons en parfois un forum en toutes langues…
PHIL SOPHER
Le pamphlétaire saisit, il ne ment pas en caricature tant qu'il met l'accent, lance la flèche.
De l'aurore au petit matin après une aube activiste, et avant la reprise tout au long du jour et des jours, pas de pb, juste que les imposteurs lachent prise et laissent faire, une exigence, un impératif, et on continuera à persifler…
Ces jours-ci, entre autres activités à flux tendu en bonne voie qu'il faut tenir tour à tour, comme se pose toujours la question, vais-je rentrer ou pas, vieille antienne… lassante à souhait quoique de connaissance ironique, ces jours-ci, je relance notamment le réseau de cours que j'ai conçu, suite logique d'une activité de prof itinérant et autres préceptions es qualités à défaut de perceptions notables. Tout du moins fluctuantes: on ne m'apprendra rien question flexibilité, traverses, et autres arrangements par lesquels le service se fait quelque peu sinécure. "C'est vrai quoi! Ils ont le savoir, ils voudraient pas l'argent en plus?!".
Pour le s'avoir je ne sais pas, mais l'autre ingrédient on a appris de si loin à le compter, qu'on a somme toute un bon rendement de l'investissement. Alors ça varie d'un mois à l'autre. Nombre d'universitaires, seraient bien en peine de fournir un tel rythme en souplesse et à propos, eux qui ergotent à vie, en bonheurs inégaux autour d'un champ labouré en tous ses grains. Modèle paysan qui a ses qualités comme ses impasses. L'homme du pré carré n'aime être dérangé, même lorsque son propos est révolutionnaire. Il enseigne la révolution, et même la libérale,-la seule qui ait été exclue tel le diable par sicko et con-sorts de notre petit jardin, patrie ingrate , mais se garde bien de la jouer. C'est qu'il y a des coups de froid, et on y perdrait l'univers, celui dont on est chargé de décrire un recoin. J'attends tout de même que les actes se mettent dans les pas des mots, je suis en droit au fond de l'attendre. Chiche, allons y. Ou si c'est à moi, alors ouvre les portes, allez ouvre, ouvre… tu ne fais que passer.
Le réseau, ça prend tournure et pourrait fournir l'ordinaire (vous savez, c'est surtout pour ceux qu'ignorent: quand l'étau comme dans la Colonie pénitentiaire se prend pour une machine à graver. Le desserrer, impératif catégorique. Quant à Kant, louable paix perpétuelle…), ç'est conçu, tangible, concret, jouable, mais… Bah on tiendra,
Mais…quand même faut expliquer le mais, qui rend incertains les mets espérés, et l'étendue qui va avec, où l'exigence de pensée trouverai mieux les compensations qui peuvent l'accompagner et même la relancer…
La société qui le porte, ce réseau (je perds pas le fil, je me balade, t'inquiète…) n'est pas mono-activité, ce qui fait que pour l'instant il n'est possible de déposer une demande d'agrément à la DDTE, ouvrant droit aux référencements et autres adoubements dont notre merveilleuse société française a le secret. Sans chiffre d'affaires préalable sur ce plan, difficile de se convaincre de créer une nouvelle société mono-activité pourvant demander l'agrément national prévu dans le dispositif CESU, enborlooriné. Car merveille des merveilles il faut alors prévoir de payer des charges, et sur ma présente société et sur la nouvelle rendue nécessaire par la bêtise législatrice de ces hommes à case encapuchonnés qui croient maîtriser l'infini. Que tu réussisses ou échoues, sûr que ça te coûtera deux fois plus cher. Et sans cet agrément, impossible de se faire référencer par le réseau d'acteurs surtout publics qui se sont greffés sur l'affaire, ou plutôt par dessus, dont La poste. Début du labyrinthe ici exposé.
L'accés aux professeurs présents sur la base CES-URSSAF était une fonctionnalité accessible simplement l'an passé. Trop simple, elle est à présent innaccessible sans numéro d'employeur à domicile. Pour une fois qu'il y avait un service du coté de l'urssaf…
Abrutissement français : le net est utilisé ici du coté du contrôle, pas de l'ouverture. La net administration, façon frenchie, c'est la reproduction en virtuel de la fringale paperassière, une vraie martingale!. C'est qu'il y en a tant à loger, et qu'en plus la jeunesse bien dressée à la pourponnière éternelle, en redemande, gourmande d'irresponsabilité. Ah notre bon vieux modèle: même engloutie la maison est française, déconne pas! Quelle allure! Du coté du Bench, on pourra tenter de refourguer virtuellement notre modéle éprouvé, ou "comment faire du réengineering à l'envers", en recasant le surnuméraire des départements informatiques universitaires. Et quelques autres égarés de bonne facture qui feraient mieux de dégager et de retrouver l'ambition.
La manie réglementaire. Ainsi ce qu'on veut organiser (et forcément cette manie pompe de l'impôt) du coté des services à la personne, certes un gisement d'emploi et y'a du champ vu le désastre. Mais pourquoi contrôler par des agréments le marché (on peut certes s'en passer, mais vu que ces agréments ouvrent la voie à des référencements, à moins d'un budget publicitaire colossal… l'Etat crée ici une entrave à la libre concurrence dont mon petit réseau indépendant patit à un endroit et un autre), si ce n'est encore une fois pour le réguler, et donc redistribuer la manne vers ce haut du panier qui par la fonction politique se joue sans risques les entrepreneurs de salon?
J'ai un député dans le coin qu'est comme ça: il a une longévité de châtelain, se dit libéral, m'enfin, et enfile les acronymes autour d'un pôle d'activités qu'il fait financer par la collectivité. Passé maître es conférences en la matière. Je ne doute de son intelligence et de sa compétence, certaines par ailleurs, juste il n'a à usurper en quelque sorte le titre d'entrepreneur qu'il n'est pas. Mais comme il gère le containement de cités brulantes générées par les mêmes politiques publiques démentielles, les notables lui font de la lèche.
Ah le mot de "notables", j'y reviendrai sur ce mot, un vrai casus belli! Le socialisme et ses variantes, meilleur rempart protectionniste des nantis, voilà l'affaire, et pour les autres, l'os à ronger de l'égalitarisme bellant et ses impasses dont on sait du haut qu'elles en sont de bien corsées, et la compassion VIP des people pour le bon peuple qui le mate derrière la lucarne, sans plus même d'idées parfois, rivés aux cases attribués dans "la classe" , à vie décidée. Mais si c'est l'ambiance, t'as qu'à voir! Sûr qu'alors, on finit par croire aux billevésées qu'on nous sert, si on n'a pas d'autres moyens, sons de cloche, si on reste entre blaireaux… Le bon prince rassure l'égo du franchouillard et écarte ces vilains petits canards qu'ont le toupet de claironner que le pays n'est guère en projet de paix perpétuelle…
On confie à des boites immenses ou à des acteurs institutionnels le soin de sélectionner en lousdé les acteurs de ce marché. Retour au fil. Ce n'est pas dit mais c'est ce qu'il faut comprendre. Démence du holisme, que le plan Borloo a réitérée. Pourquoi donc un délégué départemental aux services à la personne? Pourquoi même des DDTE, un ministère du travail, de l'emploi, tout le tintouin immense et nauséeux de l'Etat dévorant ? Et ces gens à statuts se jouant les statues et suçant le sel…
Si l'on jugeait aux résultats les administrations et leurs services, il y a longtemps qu'un grand nombre d'entre elles auraient disparu du paysage. Bon vent! Mais ne rêvons pas à la Don Quichotte, (quoique Cervantès inventa ici le roman moderne, plage contre nos excès, et l'illusion féroce de l'imbécilité paienne).
Il faudrait le dire, crever l'écran d'une voix urgente, mais hélas la plupart des impétrants soucieux d'apparaître en politique, d'où qu'ils viennent, caressent dans le sens du poil, cette géniale fonction publique et autres bons acteurs qui se servent dans nos poches pour le bien qu'ils nous veulent (volent) et dont ils sont seuls à connaître la recette. C'est que la famille est nombreuse et les prépas garnies des rejetons de la fonction. Je sais bien qu'il faudra habilement , comme on l'a fait partout ailleurs, racheter des droits, user si tant est qu'on s'engage vraiment dans une dynamique réelle de changement, de la carotte et du baton, mais de ce coté ci on a été tant carotté qu'il ne reste plus le plus souvent que l'autre ustensile à nos poussées d'adrénaline…
Pour le reste, on est pas des bêtes, et on veut bien accompagner le changement, on y a certaines lettres… qui s'apprennent sur les chemins de courtilière, les fils dans le brouillard où quand même tu avances, et ces "histoires d'hommes et de mélancolie". Alors celui qui s'est sécurisé, on ne peut lui en vouloir, lui qui d'aussi loin de sa lignée en pointillé, connut l'incertitude des disettes agrémentée des ponctions du lion qui ne laisse rien ou si peu. On veut juste lui dire qu'une nouvelle fois il s'est fait avoir, je reste poli, et qu'il aurait tout à gagner de choisir ses ennemis, tout du moins dans l'espoir qu'ils ne deviennent que ses adversaires, et rien à perdre d'une liberté qu'on lui a si chèrement décomptée. Mais pour cela, je regrette les minots, faut du verbe, pas de la mollesse consensuelle bien léchée, pas de la vitrine nickel chrome qu'on se demande si c'est de la vie ou quelque clônage qui tenterait de se faire passer comme telle.
Car ces génies de la bureaucratie… haut du panier nobiliaire d'état à l'abri des salons et des dorures parisiennes massivement diffusées, comme troupes roturières pléthoriques, ceux là ont déjà tout quand tu mesures l'étendue de la rapine par chez toi, par l'exercice d'un flux tendu où le fil est toujours plus ténu. Cet exercice funambule m'a tant appris qu'au fond, no problem, je vais plus vite que bien des empanachés de la diplomite aigue, autre caractéristique de notre poulailler. Mais ces tocards font tout ce qu'il convient pour que surtout tu ne passes pas trop vite, ou plutôt pas du tout. Enfin ils essayent, si tant est qu'ils se soient jamais rendu compte de ta présence, harassés par leur haute fonction au service de la machine à graver. Voient plus, peut être n'ont jamais vu aussi, les visages : rien à envier ici mais ils trompent beaucoup de leur "protégés" avec leurs simagrés. Quant à la subsidiarité, c'est un rêve que n'a jamais élu l'ile du coq.
Cette manie de l'espoir tient cependant l'esprit éveillé et combattif.On fait ce qu'on peut.
Mais revenons aux questions pratiques, celles où en d'autres mots je coltine et souvent abime mon quotidien, plus qu'il n'en faut.
Le système de services à la personne mis en place en France, imbrique tous les acteurs et limite leurs marges de manoeuvre et d'inventivité. Certes, au su de la pression fiscale, il est adapté, offrant maintenant en plus d'une déduction fiscale, un crédit d'impôt équivalent, mais pourquoi donc l'offre de services à la personne et pour ce qui m'occupe de formation aux particuliers, doit elle passer par cette imbrication. Une fiscalité non confiscatoire, à base d'un impôt à taux unique, associé à un impôt négatif ciblé, permettrait de dégager dans le budget des ménages, les sommes nécessaires à l'emploi d'un salarié à domicile. Une réduction draconienne des charges par la libre instauration d'un vrai marché de la santé, augmenterait encore le budget disponible, sans nulle disposition complexe. Soutenir la demande des moins fortunés pourrait faire partie alors d'une politique locale, choisie ou non. Et j'ai dans la besace nombre de solutions peu onéreuses.
Le système actuel rigide notamment dans sa définition de ce qui doit être considéré comme un emploi à domicile, soutient certes la demande, mais contraint l'offre à un formatage. En quoi, ici comme du reste en ce qui concerne la formation professionnelle, devons-nous préserver le système existant ?
Dans ce domaine comme ailleurs, il s'agit de changer de siècle et de paradigme, et de sortir la myriade "d'acteurs" publics des secteurs qu'ils ont investi et contrôlés dans la société civile. L'offre et sa diversité ne se développera qu'à condition de renvoyer l'Etat à un périmètre autrement décent. Quant à notre cher paradigme libéral, il faut pour en convaincre passer à tout autre chose que cette logique médiatique des passages de pommade et autres petits arrangements. Cette société reste infiniment guerrière, et la situation qui nous est faite s'y apparente trop souvent. La société des biens mis, sûre de son bon fait comme du temps des rois, c'est elle que nous devons aussi nous mettre en mesure de combattre. Pourquoi donc si peu de libéraux, alors que les comptes de tant et tant sont si remplis, si ce n'est que le traquenard étatico-socialiste, assure de son protectionnisme les rentes de situation de ces imbuvables "pousse toi de là que je m'y mette", si nombreux en ce pays meurtri.
Changer de paradigme, j'y reviendrai, c'est passer d'un modèle français, fermé, statique, contrôlé, et hyperhiérarchique au modèle mondialisé, ouvert, dynamique, confiant et en réseau interactif. Il reste certes en celui-ci de la hiérarchie, mais elle est mouvante, basée sur une économie des compétences elle même. Passer du cercle à la spirale.
Il a été souvent de bon ton, chez beaucoup infestés plus ou moins subrepticement par l'erreur marxiste, d'accuser les intermédiaires de tous les maux, et d'abord de ruiner les plus pauvres d'entre nous. Or en un marché conurrentiel, les intermédiaires sont eux-mêmes en concurrence, et leurs gains sont liés à de réels services rendus. La recherche de gains de productivité, c'est ce qui permet de répandre toujours plus un bien d'abord accessible à de rares quelques-uns.
Accusant les vilains capitalistes de prévarication, les bons socialistes et autres empapaoutés de cette déplorable erreur, se trompent en fait d'intermédiaires. Car il y en a bien qui se gavent de péages disposés aux détours des labyrinthes qu'ils imaginent: ce sont les hommes de l'Etat.
Le marché du service à la personne, n'a en fait nullement besoin de l'intervention de l'Etat pour se déployer. Or l'Etat par l'intermédiaire de l'octroi d'agréments, de réductions ou de déductions fiscales, de charges minorées (alors qu'il faudrait tout simplement laisser à chacun le libre choix de sa protection sociale, de son opérateur, avec les garde-fous, d'une obligation minimale d'assurance, et d'une non sélection des risques du coté des acteurs privés et publics de l'assurance santé), mais encore d'un systéme de référencement par des acteurs telle la poste, l'Etat entend contrôler ce marché en expansion et au foond en déterminer les contours.
Quand on sait, que des réseaux de cours, et autres acteurs de la formation, pourraient préfigurer une offre scolaire concurrente au monopole (qui de fait existe déjà potentiellement dans les faits puisqu'un cours particulier qui permet d'améliorer un niveuu ou un résultat entre en concurrence avec la production du cours étatisé), on mesure le souci protectionniste implicite de cet encadrement. Ce n'est pourtant nullement à l'Etat de déterminer quels sont ou seront les bons acteurs de ce marché, mais au jeu du marché, au jugement des clients. Quant à l'évaluation de ce marché, là encore, pourquoi placer des acteurs publics ou quasi-publics, subventionnés d'hier ou d'aujourd'hui, comptant dans leurs rangs de nombreux bataillons emmarxisés, juger des acteurs privés?
Je ne veux décrire ici le comment l'on pourrait booster le marché du service à la personne en libérant l'ingénierie de l'offre des pesanteurs et encadrements légaux, non plus que du comment l'on pourrait la libérer du traquenard des niches fiscales, mais là mon heure sera chère et j'aurai raison de l'adversaire.
Allez à quoi ça sert, va savoir? Quelque souffle entre deux courtils de la termitière, quelque ironie traversante, un appel, le non négociable d'un homme encore debout qui ne peut se faire à ce cloaque et aux progrès du mal qu'on y voit, l'espoir enfin tenace, constant, reprenant vie de tous les coups d'arrêt, le tissage inlassable des demeures et de l'avenir.
Il va falloir rentrer, dit Pollagoras, mais nulle part pour lui (ou pour nous déjà: c'est ce qui m'intéressa au plan éthique en ce texte aussi émouvant qu'important) où rentrer si ce n'est dans les larmes. La femme du banquier, toute de rose vêtue, instance programmatique pétrie de son importance à l'abri du réel, importance statutaire, ne pouvait comprendre ces mots de Michaux, ce qu'ils pointent du coté de la saison des pluies. Les uns et les autres, peut-on après tant d'arnaques encore faire société?
Certainement pas en cette partition effroyable entre les protégés et tous les autres de si loin malmenés. Alors certes le marché ne suffit pas à quelque perfection (la modestie du paradigme libéral est ici non point vide comme d'aucuns, grossiers, le prétendent, mais juste en cela qu'elle rend compte du possible, chacun mesure et nul ne peut anticiper toutes les actions humaines, outrepasser ce constat c'est abuser du possible), mais il régule bien mieux, offre sans cesse davantage, a plus de justesse si ce n'est alors de justice. Et pour le reste cela devrait concerner individuellement chacun de nous, et sans délégation aucune.
Enjamber, contourner, ou échanger, tendre la main, inventer, mettre dans le vent pour ceux qui texto oublient l'alphabet, ensemble mais tout autrement qu'autour de quelque figure tutélaire d'un homme introuvable.
Des hommes et femmes simplement, donnant, échangeant, partageant (ou comment revenir dans le jeu au plus vite, re-miser), et ne déléguant plus à tout va, au château et à ses faux réseaux à minotaure, ne déléguant aucunement le fondement de leur liberté, leur respons-habilité… En cela une éternelle utopie d'une toute autre exigence que l'indigence coupable qui plombe depuis trop longtemps notre temps par ici, même si nul angélisme ne me fera voir l'ailleurs comme sans nuage. En quelque sorte, il faut orienter le temps, mais cela ne peut se produire par quelque dressage platonicien, mais du fait du libre jeu des hommes entre eux. Chacun y a un rôle dynamique en une commune présence qui ne tourne jamais au veau d'or, et nul n'a science exacte pour assigner place à ce chacun.
Prodige des confiances, elles tracent un chemin, la main du nom, du de au deux.
Don, échange, partage… ce en ce rythme ternaire qui fait les élans et les douces saveurs matinales, et où le commerce est entre les hommes comme le liant infini de leurs différences, non point problèmes, mais potentiels, possibles, espérance, réelle intelligence.
PS: Je ferai plus court, promis, allez mes lecteurs anonymes, y'a des commentaires, faisons en parfois un forum en toutes langues…
PHIL SOPHER
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